Le canari Malinois Watersläger

Standard du Malinois

On ne peut penser à ce beau canari sans se rappeler le chant très doux du rossignol.
La voix du Malinois n'étourdit pas, elle est pénétrante, précise et procure à celui qui l'écoute des sensations douces et agréables.
Le Waterslager de race pure est plus élégant et plus grand que le canari du Harz. Plusieurs standards publiés à ce sujet font mention d’une taille de 16,5 et même de 17 cm.
En comparaison avec les autres races de canaris, la tête est plutôt petite, le cou un peu plus long, la poitrine large et le corps bien arrondi et le dos bien rempli. Les pattes sont de longueur moyenne. Le maintien est plus ou moins cambré. La ligne imaginaire qui passe par la tête, le corps et la queue forme avec l’horizontale un angle d’environ 30 degrés.
Le plumage est bien serré, lisse et sans frisures.
En ce qui concerne la couleur, celle-ci va du jaune-paille au jaune doré. Une couleur uniforme ou légèrement tachetée est à préférer. Les Waterslagers de couleur jaune-citron sont à rejeter ; les verts, ou ceux en grande partie de couleur verte, sont également à éliminer car ils dénoncent un croisement avec une autre race.

Origine et historique du canari Malinois

L'origine de cette race est controversée : selon l'hypothèse la plus couramment acceptée, le Malinois Waterslager serait le résultat de la sélection opérée par les éleveurs des Flandres en Belgique à partir d'un grand canari jaune descendant probablement du Hollandais puis croisé avec des canaris d'origine allemande, notamment avec certains sujets provenant du Tyrol et des monts du Harz.  Il est en tout cas certain qu'à partir de 1850 les éleveurs Flamands disposent de bon chanteurs jaunes, de grande taille et robustes.  Le premier club d'éleveurs de Malinois a été fondé en 1872 à Anvers.

Grâce à l'importation de bon sujets chanteurs allemands, de dimension plus réduite mais dotés de grandes qualités vocales, il a été possible de lancer la sélection d'un hybride, qui a permis le développement de grandes qualités de chants, mais qui a provoqué une légère diminution en taille et une perte de pureté de la couleur jaune.  L'importance du Harz dans la création de cette race est attestée également par la présence chez le Malinois de certains roulés.  Quoi qu'il en soit, rapidement, on commença à sélectionner le Malinois selon des critères spécifiques : la race perdit ainsi les caractères les plus typiques de son ancêtre et fixa tellement bien ses propres caractéristiques que lorsque l'on écoute les deux chants une parenté entre les deux semble totalement exclue.

Au début de sa sélection, le chant du Malinois évoquait celui du rossignol à tel point que le nom de ce canari était au départ Malinois Nachtegaalslager, c'est à dire "chanteur rossignolé", avant de se transformé en Malinois Waterslager, c'est à dire le "chanteur aux sons d'eau".  Aujourd'hui son nom officiel est double : Malinois Waterslager ou bien Belgische Waterslager.  Ce canari est aujourd'hui le chanteur le plus répandu dans le monde et même dans les pays ou le Harz, plus ancien, était prédominant, il est en train de s'imposer.  C'est en 1954 et 1956 que les standards de race et du chant furent définis précisément.  Depuis lors ces standards ont subi des modifications légères mais constantes, finissant par donner le canari que nous connaissons aujourd'hui.

Les traces de ces croisements sont révélées par la façon dont il se place sur le perchoir pour chanter et par sa silhouette robuste, allongée et élégante.

Le chant du Malinois n'est pas constitué par une roulade s'égrenant sur différents tons, mais par un ensemble de courtes phrases liées entre elles et se rapprochant un peu du chant d'oiseaux libres.

Son nom flamand de "WATERSLAGER" est à lui seul l'explication de la principale particularité de son chant : Les coups d'eau.

Création du chant.

Il y a deux façons de créer un canari avec un tour de chant particulier : soit par hérédité soit par l’influence de l'environnement. La première est moins coûteuse et se fait presque automatiquement. Le tour est dans les gènes et il chantera sans beaucoup d'efforts. Vous pouvez améliorer le chant grâce l’écolage. La deuxième façon demande beaucoup de travail et ne garantit pas le succès. Évidemment, le résultat ne sera pas transmis génétiquement.
Mais les Belges et les Hollandais y sont parvenus après des décennies d'effort. C'est la raison principale pour laquelle le canari Waterslager est capable de transmettre ses tours d’eau à sa progéniture, ou au mieux son syrinx capable de les reproduire.
Les pionniers belges ont dû enseigner à leurs canaris ces tours d’eau à l’aide de dispositifs artificiels comme des entonnoirs, la chute d'eau dans un baril, etc.

Le Waterslager chante des tours de coups d'eau et des tours rossignolant. On ne peut pas dire qu'un tour est plus désirable qu’un autre. Il est simplement préférable pour lui de chanter ces tours d'eau, car un Malinois sans le son d'eau n'est pas un Malinois ! Son nom est évocateur :

Waterslager signifie le batteur d'eau ou le coup d'eau.

Le Malinois improvise, joue avec sa voix, se lance dans des concerts compliqués qu'il serait certainement incapable de répéter, quelques instants plus tard. Ceci confirme son exceptionnelle personnalité qui le pousse, à créer, à mettre en évidence ses qualités plutôt que de répéter une leçon déjà apprise.

Le canari malinois possède 13 tours de chant :

Le Malinois-Waterslager ne donne pas forcément tous les tours.

Il faut garder en tête que ces tours ne constituent pas à eux seuls la qualité de chant de l'oiseau et que l'harmonie ou la façon de les enchainer est bien plus importante.

Les tours d'eau: Klokkende, Bollende, Rollende.
Les tours métalliques: Staaltonen Tjonks. Tjonkrol
Les tours rossignolants: Fluiten, Fluitenrol.
Les sonneries: Bellen, Belrol.

L'éleveur, néanmoins ne doit jamais perdre de vue cette vérité : ou bien les Malinois sont des chanteurs extraordinaires ou bien ils ne valent rien. Dans cette race, il n'existe pas d'intermédiaires.

contact@canari-harz.fr

Site sur le canari de chant du Harz à visiter: